L'équipe d'Egypte a trop peu évoluée les cinq dernières années, avec un effectif en perte de vitesse, à l'exception de Mohamed Salah, vainqueur de la Ligue des Champions avec Liverpool.

Egypte 2018 Creative Commons - Wikimedia (Cropped)

La star de l'Equipe

C'est sans doute Mohamed Salah, qui devra porter seul le poids de cent millions de supporteurs égyptiens. Ces attentes légitimes s'expliquent forcément par les performances du joueur en club, et sa contribution à la majorité des succès des pharaons, se montrant décisif dans la majorité des matches à enjeu. Les adversaires auront du mal à contenir ce joueur, qui rend fou les meilleures défenses européennes et tout le monde se souvient du but qu’il a marqué contre Napoli, se débarrassant dans le processus de Kalidou Koulibaly, vraisemblablement le meilleur défenseur africain de ces dernières années. Il est considéré, avec Sadio Mané, le meilleur attaquant de cette Coupe d’Afrique.

Le style de jeu de l'Equipe

Il est principalement basé sur la maitrise de la rencontre, avec la capacité de faire tourner le ballon, sans forcément tomber dans du Tiki Taka, pour mieux s’adapter aux pelouses assez ternes en Afrique. Avec l’arrivée du mexicain Javier Aguirre, le jeu s’est un peu renforcé dans l’aspect défensif, une amélioration après la déroute en Coupe du Monde 2018. La force du technicien mexicain est sa capacité à motiver les joueurs, leur faire croire qu’ils sont meilleurs que ce qu’ils sont en réalité. Pour la petite histoire : Un jour, alors qu’il devait affronter le Real Madrid avec Saragosse, il envoyé des messages et appelé les femmes des joueurs, une attitude bizarre qui commençait à semer le doute dans les esprits… Pour mettre fin aux suspicions, il convoque les joueurs pour regarder une vidéo, dans laquelle chacune de leurs femmes passe avec le message : « J’ai juste besoin que tu fasses une seule chose pour moi…Y aller et remporter ce diable de match ! ». C’était un peu kitsch, mais ça a fonctionné, pour décrocher une des rares victoires contre le Real Madrid !

Les arguments offensifs

Aux côté de Mohamed Salah, on retrouve l’ailier Mahmoud Trezeguet, supplié par Ahmed Ali et Ahmed Hassan dit « Koka ». Hormis l’attaquant de Liverpool, le reste de l’attaque est assez moyen, avec des joueurs évoluant dans le championnat national ou expatriés en Europe, pensionnaires de clubs de moyenne facture. Voici les statistiques de ces quatre attaquants en club :

Mohamed Salah (Liverpool/Angleterre) 27 Buts
Ahmed Ali (Al Mokawloon/Egypte) 18
Koka (Olympiakos Piré/Grèce) 15
Trezeguet (Kasimpasa SK/Turquie) 9

La défense, c’est plus ça !

Le côté droit des pharaons est bien sécurisé avec la présence d’Ahmed ElMohamady, le latéral droit était un des acteurs de la montée d’Aston Villa en Premier League. Le problème réside en charnière centrale, avec la doublette Ali Gabr/Ahmed Hegazi, qui encaisse trop de buts après avoir été un des meilleurs duos défensifs du continent africain. Tout le monde se souvient de la solidité de la défense égyptienne à la CAN 2017, dont le seul faux-pas était la finale perdue contre le Cameroun.

Jouer à domicile, est un avantage considérable

Les Pharaons n’ont perdu qu’une seule Coupe d’Afrique à domicile en quatre organisations. C’était en 1974 face au Zaïre de Ndaye Mulamba, meilleur buteur de l’histoire en une seule édition de la CAN avec neuf (9) réalisations. Malgré la justesse au niveau de la qualité, l’Egypte a toujours eu un excellent collectif, qui pourra, avec le soutien de son public s’imposer contre n’importe autre participant, qui possèderait à priori un meilleur effectif.

En conclusion...

L’Egypte est clairement un des favoris pour la CAN 2019, qui pourra, grâce à l’esprit collectif boosté par le coach Javier Aguirre, battre n’importe quelle équipe du Tournoi. Elle est clairement l’Equipe à éviter dans les phases à élimination directe.