L’Algérie a toujours connue des Coupes d’Afriques difficiles, à l’exception de la finale en CAN 1980 et le triomphe à domicile en 1990. Cette année, les fennecs ont reconstruit l’Equipe avec le sélectionneur Djamel Belmadi, dans l’espoir de faire un bon parcours en Egypte.

Liste Algérie Mai 2018 Creative Commons - Wikimedia

La star de l'Equipe

Riyad Mahrez est le symbole de cette formation algérienne ces dernières années, et sort d’une saison assez moyenne à Manchester City, avec qui il n’a été titulaire que 14 fois en Premier League, une baisse de participation flagrante par rapport à la saison précédente (34 titularisations en championnat avec Leicester City en 2017/2018). On ne peut pas lui en vouloir, c’est les choix de Pep Guardiola, comme on dit. En revanche, il a joué plus de matches en coupes nationales, contribuant grandement au triplé domestique des Cityzens. Une saison moyenne qui contraste avec ses performances en sélection, chez qui il a inscrit un doublé en Eliminatoires face au Togo, faisant de lui un des joueurs attendus en Egypte.

Le style de jeu de l'Equipe

Le jeu des fennecs est basé sur les performances individuelles, avec beaucoup d’emphase sur l’aspect offensif, supplié par des joueurs techniques dans tous les compartiments du rectangle vert. L’arrivée de Djamel Belmadi apporte un certain équilibre à l’Equipe, et de la sérénité que le groupe a perdu avec les différents changements de sélectionneur. La méthode Belmadi a l’air de fonctionner, et les résultats là : Les fennecs n’ont perdu qu’un seul match depuis son arrivée, pour 4 victoires et 2 nuls. L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille a abandonné le jeu basé sur la possession pour un style plus direct, adapté aux compétitions africaines. L'expérience des milieux de terrain à l'instar de Sofiane Feghouli vont apporter de la consistance dans l'entre-jeu.

Les arguments offensifs

Les Verts ne manquent pas d’arguments sur le plan offensif, avec Riyad Mahrez comme leadeur technique, appuyé par Baghdad Bounedjah pour la finition. Sur l’aile gauche Youcef Belaili est un véritable poison pour les défenses adverses, mais il n’est pas certain de débuté en raison de la concurrence avec Yacine Brahimi. L’autre joker offensif vient de la défense, et il s’agit de Youcef Atal, révélation de la saison en Ligue-1.

Voici les statistiques en club des attaquants algériens :
Baghdad Bounedjah (Al Sadd/Qatar) 42 Buts
Riyad Mahrez (Man City/Angleterre) 12
Youcef Belaili (Espérance de Tunis/Tunisie) 4
Yacine Brahimi (FC Porto/Portugal) 13

Une défense fragile ? Pas cette fois-ci.

Depuis l’arrivée de Djamel Belmadi, la charnière centrale est composée de Djameleddine Benlamri, un ancien joueur de la JS Kabylie, et Mehdi Tahrat qui évolue en Ligue-2. Deux joueurs de moyenne facture sur le papier, qui compensent avec l’envie qu’ils mettent sur le terrain. La qualité ne manque pas sur le flanc gauche, avec notamment le rennais Ramy Bensebaini et le latéral de SPAL Mohamed Fares. A droite on retrouve évidemment l’inévitable Youcef Atal, qui dispose d’excellentes qualités offensives qui n’enlèvent rien à sa qualité de défenseur dont il a fait preuve le long de la saison avec Nice. Le défenseur du Betis Seville, Aissa Mandi, est capable d’évoluer dans l’axe et en latéral droit est l’autre option défensive de l’Algérie.

Encore un groupe difficile !

Les apparitions de l’Algérie à la CAN ont toujours été compliquées, souvent tirée au sort dans des groupes assez relevés : Groupe de la mort en 2015, Tunisie et Sénégal en 2017, et Kenya, Sénégal et Tanzanie pour l’édition 2019. Le Kenya et la Tanzanie sont deux équipes difficiles mais jouables, le contraire du Sénégal, qui est clairement un des favoris pour remporter cette compétition. Pour sortir indemnes de ce groupe, les Verts sont contraints à sortir trois matches exceptionnels et faire le moins possible de fautes de concentration, qui ont coûté cher dans l’édition précédente.

En Conclusion…

L’Algérie est cantonnée au rôle d’outsider pour cette édition, avec Djamel Belmadi comme facteur-x de l’Equipe, qui jouera un grand rôle pour motiver ses troupes, et révéler cette « Grinta » typique qui joue un grand rôle dans les résultats des matches. Sans cette envie de se battre, et d’aller au charbon, il leur sera impossible de passer la phase de groupes.